Rédaction technique : Histoire et évolution de la discipline

rédaction technique s1000d

Évolution : de la documentation classique à la nouvelle ingénierie documentaire

La rédaction technique est une discipline à l’historique riche. Elle connaît depuis longtemps des avancées techniques et technologiques surprenantes qui ont encadré son évolution dans le temps. Des prémices de la PAO jusqu’à la production documentaire numérique à grande échelle, du langage GML, en passant par le SGML jusqu’au langage XML, découvrez l’histoire et les évolutions de la rédaction technique.

La genèse de la rédaction numérique

Il y a déjà longtemps que le besoin d’écrire et de faire transposer des idées, des actions, des récits, des ordres ou des lois existe dans nos sociétés. L’idée de transcrire nos pensées, de transformer l’abstrait en quelque chose de concret grâce à l’expression écrite n’a cessé d’évoluer. On rencontrait déjà ce phénomène au travers de l’écriture cunéiforme sur tablette d’argile, puis sur des supports plus souples comme le papyrus et le parchemin. Plus tard, la méthode s’est adaptée au livre papier rédigé par les moines copistes et plus récemment produit par les imprimeries numériques de première génération.

Dans tous les cas, le sens et la mise en forme de l’image de l’écrit a toujours permis de donner un sens à l’information. La volonté de réaliser une rédaction structurée se remarquait déjà par l’application d’un titre important qui apparaissait bien centré et plus gros que le reste du texte. De même, on organisait déjà les principales parties des textes en les préfixant d’un introducteur tel que « Chapitre », « Partie » ou « Section ». Enfin, les idées étaient toujours séquencées et organisées selon un numéro ou des puces permettant de classer et différencier les différentes informations au sein d’un même contenu.

Ces premières instructions de mise en page, que l’on nommait déjà de façon commune « feuille de style », donnaient du sens à l’information par la forme que l’on appliquait aux mots. Cependant, la rédaction et la mise en forme restaient tout de même très pauvres en termes de diversité.

Cette méthode de production et de restitution de l’information était qualifiée par le terme « P.A.O » (Publication Assistée par Ordinateur). Elle se focalisait plutôt sur la représentation de l’information que sur le sens réel de cette dernière. Ainsi, la réutilisation de l’information n’était pas vraiment la priorité, même si les applications de composition avancée facilitaient le travail au moment de l’application des styles de mise en forme. À cette période, on vivait les premiers balbutiements de la rédaction numérique et structurée par le balisage.

L’Authoring numérique

À l’aube de la rédaction dite « numérique », deux écoles existaient. Premièrement, celle du marquage de l’information en terme de représentation. Secondement, l’école du marquage sémantique, bien que ce dernier ne fût pas si bien structuré que ce que nous connaissons aujourd’hui.

Ainsi, on distinguait d’un côté les applications orientées « présentation », qui proposaient une vue WYSIWYG de la production documentaire. Avec ce type de processus What You See Is What You Get, on pouvait créer et visualiser une mise en forme identique à celle qui, ensuite, serait imprimée.

C’est alors que plusieurs solutions voient le jour dans les années 80. Massivement utilisées par les grands industriels, ces méthodes de rédaction numérique incluaient déjà des notions d’homogénéité, de création automatique de document et de Framework, jetant ainsi les bases de la rédaction moderne. Nous pouvons notamment citer les logiciels Interleaf, Xerox Ventura Publisher ou encore Frame Maker. Ces produits Adobe développés en 1995 ne pouvaient pas, pour la plupart, proposer des solutions permettant de travailler directement sur le format natif SGML/XML. Ainsi, des opérations de conversion et de paramétrage à l’import et à l’export étaient toujours obligatoires pour optimiser la rédaction des contenus.

C’est pour cette raison qu’on distinguait une autre école, celle des applications à base de pur marquage. Cette solution permettait de mêler sémantique et instructions de composition. À l’opposé de l’approche WYSIWYG, on initiait ainsi la notion de balisage et de rédaction structurée :

  • Le langage GML (1978 et prémisse du SGML) utilisé par IBM pour réaliser sa documentation axée sur le plan sémantique
  • Le langage TeX/LaTeX (1980/1983) utilisé pour rédiger de la documentation dans les domaines techniques et scientifiques.

La rédaction structurée

C’est ainsi que la révolution du monde documentaire structuré est apparue, en parallèle des deux approches précédentes. La rédaction structurée apporta dès lors une véritable notion de structuration grâce à l’utilisation du langage SGML (Standard Generalized Markup Language) en 1986 (issue du langage GML). On pouvait désormais garder le contrôle d’une structure et la respecter à travers la DTD (Document Type Definition) mais aussi séparer plus facilement la forme du fond (instance SGM versus feuille de style).

C’est à ce moment-là que certaines initiatives internationales s’engagent dans la spécialisation de ces DTD à un domaine particulier dans le monde documentaire civil et militaire. Désormais, on formalise beaucoup mieux l’organisation du contenu et des échanges :

  • L’ATA avec la spécification ATA100 (1989) dans le monde aéronautique,
  • L’AECMA avec la spécification S1000D (1989) pour la documentation militaire qui aujourd’hui a élargie son utilisation à tous les domaines

Bien entendu, il existe d’autres initiatives visant une structuration de la rédaction technique, peut-être moins normalisées. Elles ont notamment vu le jour dans les domaines du juridique, du pharmaceutique et de l’automobile.

Au travers du format SGML, de nombreux outils ont offert des moyens de plus en plus avancés permettant de développer la rédaction structurée. Tournés vers le WYSIWYG, ces outils ont permis de démocratiser l’utilisation de formats essentiellement codés et relativement complexes, réconciliant ainsi les deux écoles.

À cette période, on voit également apparaitre les prémices des moteurs de publication servant à générer des composition PDF, comme sur ArborText ADEPT*Editor, SoftQuad Author/Editor, et toujours Interleaf et Frame Maker dans des versions évoluées traitant le SGML et le XML.

La dernière évolution qui a permis de vulgariser la rédaction technique et structurée tout en proposant une plus large offre d’application est apparue en même temps que l’expansion d’Internet. Il s’agit du langage XML (1998) dont l’objectif était :

  • D’être plus explicite que SGML qui était assez permissif,
  • De simplifier la manipulation des instances par les applications (parseur, langage, éditeur, …),
  • D’être bien sûr compatible avec Internet.

La rédaction nouvelle génération

Avec le développement des applications numériques, et la standardisation du langage XML comme schéma de données, de nombreuses normes ont fait évoluer leur DTD dans ce sens. C’est le cas de la rédaction S1000D, mais également de l’ATA, sans compter tous les standards de rédaction numérique qui sont apparus par la suite.

Grâce à cette évolution majeure, il est désormais possible d’offrir un nouvelle gamme d’outils de rédaction bien plus spécifiques et modernes. Ces outils, basés sur des technologies plus récentes et largement orientées vers le web, constituent alors la pointe de la technologie, mais aussi l’avenir de l’informatique en matière de rédaction numérique au tournant des années 2000.

En 2013, c’est avec plus de maturité sur ces sujets que 4D Concept franchi le cap et s’engage dans le développement de la rédaction à son tour, en dévoilant une nouvelle solution de rédaction moderne et ouverte, basée sur le standard XML S1000D. En effet, avec la spécialisation des standards de rédaction, il devient désormais plus aisé de concevoir des outils adaptés à l’un d’entre eux, avec une capacité à retranscrire parfaitement la DTD de la norme qu’ils adressent.

Dans le domaine de la rédaction technique, plusieurs moyens et outil informatique sont mis à disposition de l’utilisateur, qu'il soit néophyte ou professionnel de la rédaction. Qu’il s’agisse de rédiger un article, une documentation, une aide en ligne ou tout autre contenu, 4D Concept propose désormais à ses utilisateurs son module ADAM Author pour gérer simplement la rédaction des contenus techniques et structurés, toujours dans le respect des normes imposées.

4D Concept s’est ainsi attaché à penser tout ce qui pouvait faciliter le travail du rédacteur, notamment grâce à la mise à disposition toutes ces informations à porter de clic directement dans son environnement de rédaction.

De plus, la norme S1000D, de par sa philosophie, s’y prête très bien à travers les éléments suivants :

  • Accès aux objets documentaires de la CSDB dans des widgets dédiés (Data module, Illustrations, Multimédia, …)
  • Accès aux divers référentiels issus des différents CIR (Common Information Repository)
  • Accès simplifié à des notions complexes comme la gestion de l’applicabilité à travers des assistants
  • Helper divers contextuels pour simplifier l’ajout d’éléments et de références

Selon 4D Concept, la rédaction structurée doit être accessible aux non-initiés sans forcément montrer, dans un premier temps, la pseudo-complexité du balisage. Elle doit ainsi proposer une représentation du document à la mode « Word » en mettant à disposition le bon assistant pour aider et guider le rédacteur qui, au fur et à mesure, se familiarisera avec cette structure.

En effet, il semble difficile de rédiger suivant un contexte normatif sans acquérir une certaine connaissance de ce contexte, surtout si l’on veut en exploiter toutes les capacités (factorisation des informations, qualification correcte des données, réutilisation, optimisation, gestion des impacts, …). C’est pourquoi il est primordial de faciliter le travail des rédacteurs avec des solutions Users Friendly

Cette considération était encore peu mise à l’honneur il y a seulement quelques années, mais les aspects économiques liés à la réduction des coûts de déploiement et de maintenance ont eu raison des solutions lourdes et souvent inaccessibles sans une formation spécifique, occasionnant dépense et perte de temps.

Ces innovations en matière de simplification et d’accessibilité des outils de rédaction technique ne constituent en fait que la réponse logique de 4D Concept aux attentes des industriels et surtout de leur DSI.

L’avenir de la rédaction technique

La rédaction technique se présente donc comme une discipline à mi-chemin entre l’écriture, les sciences des plus nobles et anciennes et les technologies les plus avancées. Les utilisateurs des solutions de rédaction ont désormais de plus en plus l’habitude d’utiliser divers outils dans leur quotidien. Plus que de simples rédacteurs, ils s’orientent maintenant naturellement vers des logiciels et des solutions web exécutables via n’importe quel navigateur.

Ainsi, la prochaine étape dans l’évolution des solutions de rédaction structurée sera, sans aucun doute, l’ouverture à l’authoring web. L’objectif deviendra alors de disposer d’un outil de rédaction structurée, en ligne, accessible partout et tout le temps.

De plus, impossible d’omettre l’interaction rendue possible entre le contenu texte (rédigé par le rédacteur) et la maquette numérique (phase presque incontournable dans tout projet de conception d’un système), comme une des prochaines évolutions majeures dans le domaine de la rédaction technique.

Précurseur dans ce domaine, 4D Concept a développé une intégration entre son outil de rédaction S1000D ADAM Author, et le logiciel de projection 3D Catia Composer de Dassault Systèmes : ADAM 3D Plugin. L’objectif est de créer une nouvelle dimension dans la documentation en y ajoutant des contenus issus directement de la maquette numérique du système documenté.

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